Introduction

De l’économie sociale et solidaire aux enjeux écologiques et politiques, la notion de Bien Commun est aujourd’hui sur toutes les lèvres et au cœur de tous les débats de société. Pourtant, il est parfois difficile d’identifier la réalité que recouvre cette expression. D’ailleurs, on lui substitue souvent à tort d’autres concepts tels que l’intérêt général, le bien collectif, voire le « vivre-ensemble ». On ne doit pas non plus le confondre avec « les biens communs », concept économique qui désigne les ressources communes ou biens collectifs à une communauté humaine et qui ne peuvent être privatisés. Certains parlent aussi de “but commun”, qui se réfère à un objectif autour duquel tous les membres d’une même communauté se mobilisent. Si ces idées abordent partiellement des problématiques liées au Bien Commun, elles ne suffisent pas à le saisir intégralement.

Alors, qu’est-ce que le Bien Commun ?

Notion issue de la philosophie antique, le Bien Commun se définit comme le fait de rendre accessible à tous et à chacun : l’eau, la nourriture, le logement, la santé et les conditions matérielles nécessaires à une vie digne ainsi qu’à une vie spirituelle ; l’éducation, la culture, la formation et l’emploi qui permettent le plein épanouissement ; la vie et la mort de façon naturelle pour respecter l’écologie humaine ; un environnement préservé ; un cadre de vie sécurisé.

Il n’y a pas de date de péremption sur une mesure prise pour le Bien Commun. Ce qui est bon pour tous aujourd’hui le restera demain.

À partir de cette définition, on le voit : le Bien Commun ce n’est pas seulement la somme des intérêts individuels. C’est un effort collectif de vie en société. Mais alors quelle est la différence avec l’intérêt général ? Contrairement à ce dernier, la finalité du Bien Commun ne varie pas en fonction du contexte ou des époques. Pour simplifier, une mesure d’intérêt général va être utile à un groupe à un moment donné. Tandis qu’une mesure qui sert le Bien Commun sera toujours bonne pour chacun, quel que soit le moment où elle est prise. Par exemple, il n’y a pas de prescription sur le fait de garantir à tous un accès à l’eau ou à la nourriture. A contrario, à certains moments de l’histoire, le gouvernement a décidé de nationaliser les plus grandes banques françaises pour éviter les mouvements spéculatifs. Cette décision répondait à la nécessité du moment, dans un contexte de grande instabilité sociale et économique. Elle fut prise par les responsables politiques au nom de l’intérêt général.


Globalement, l’intérêt général renvoie aux mesures d’utilité publique prises par l’État. Fixé par ce dernier, l’intérêt général sert à asseoir et légitimer son autorité. Tandis qu’avec le Bien Commun, nous sommes tous responsables, par nos actions individuelles et collectives, pour atteindre les objectifs essentiels cités dans la définition.

L'intérêt général, qu’est-ce que c’est ?

L’intérêt général serait le bien du prince, dans le sens où il est de sa responsabilité, et vise les biens publics et les règles générales de la cité. C’est l’exemple classique du service public à la française dont la mission d’intérêt général est définie par la loi. Le bien commun, lui, implique plus que le respect de la loi, comme exprimant l’intérêt général. Il nécessite un engagement de chacun comme condition de fonctionnement de la règle. Le bien commun n’est pas une norme ; il n’est pas défini par convention ; mais il existe cependant comme objet d’une discussion entre personnes responsables

Alain Giffard

secrétaire national à l'économie et à l'industrie de la CFE-CGC

Pour rechercher et atteindre le Bien Commun, il faut donc observer certains principes, à commencer par le respect de la liberté et de la dignité humaine.


L’accès du plus grand nombre à l’eau, à la nourriture ou encore au logement incarne, par exemple, des droits économiques consacrés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen (article 25). Ces droits ne sont établis comme tels que parce que l’on reconnaît la dignité intrinsèque de tout être humain.


Autrement dit : les efforts pour parvenir au Bien Commun répondent à la nature même de l’homme. Le respect de ce qui forge la personne humaine, sa dignité, sa liberté, son épanouissement au sein du groupe auquel il appartient, doit ainsi être au cœur de toute action en faveur du Bien Commun.

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Agir pour

le Bien Commun

Depuis Aristote, nous savons que « l’homme est un animal politique ». Il est par nature appelé à vivre en société. Autrement dit, pour reprendre les mots du poète britannique John Donne : « nul homme est une île » ! C’est ce qui explique que, pour pleinement se réaliser, l’individu a besoin d’agir pour le Bien Commun de la société. Tout comme la société doit tendre au bien de chaque individu. Mais qui en a la responsabilité ? Et surtout comment agir pour le Bien Commun ?

Agir pour le Bien Commun implique le respect d’une liberté responsable

On a vu que pour atteindre le Bien Commun, il fallait remplir certaines conditions sociales. Pour garantir l’accès à l’éducation ou à la culture par exemple, il est indispensable que les individus puissent agir de façon responsable en toute liberté. En effet, si l’instruction peut être dispensée dans une société autoritaire, les familles n’en sont pas moins dépossédées de la capacité de choisir sans entrave les valeurs ou la pédagogie à inculquer à leurs enfants.

La liberté, c'est l'empire que nous avons sur nous-mêmes

Hugo Grotius

Père du Droit international

La liberté est donc un critère indépassable pour toute action visant le Bien Commun. Mais cette liberté ne saurait se comprendre sans le principe de responsabilité. Pour l’humaniste Grotius, père du droit international : “La liberté, c'est l'empire que nous avons sur nous-mêmes.” Nous sommes a priori libres de repousser les limites de la science et d’effectuer des expérimentations de clonage par exemple. Mais cette liberté, en tant que capacité à agir, a des conséquences sur les êtres vivants ainsi que sur notre conception éthique de la vie en société. Et c’est pourquoi toute liberté implique une responsabilité. Bref, la liberté, ce n’est pas (seulement) agir selon nos désirs personnels. C’est également prendre une décision rationnelle dont on peut mesurer les conséquences, sur nous-mêmes et sur les autres.


C’est pourquoi être un individu qui vit dans la cité, c’est déjà réfléchir au Bien Commun. Les choix que nous faisons collectivement, dans notre façon de consommer par exemple, déterminent notre capacité individuelle et collective à œuvrer pour le Bien Commun. La liberté propre au Bien Commun n’est donc pas une liberté égoïste, tournée sur elle-même. Elle implique des devoirs, pour chaque individu et pour le groupe pris en son ensemble.

Du fait du caractère éminemment social de l’homme, c’est par l’action à la fois individuelle et collective que doit se poursuivre le Bien Commun. Même s’il est vrai qu' un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, contrairement à l’idée reçue, le Bien Commun n’est pas l’apanage des personnes exerçant de hautes fonctions de décision.


Imaginons un corps : le décideur en serait la tête ; mais le corps ne peut se mettre en mouvement sans les membres. Il a besoin de poumons pour respirer et de jambes pour marcher. Dans la société, c’est pareil ! Ceux qui sont à la tête d’organisations prennent des décisions pour notre cadre de vie commun. Mais ce qui permet à ce cadre de vie d’être en mouvement, c’est que nous agissons. Nous créons. Nous étudions. Nous montons des entreprises. Nous réfléchissons à des solutions pour améliorer le quotidien. Bref, par nos actions, chacun d’entre nous permet à la société d’exister.


On le voit clairement à travers les enjeux de préservation de l’environnement par exemple : la manière dont chacun perçoit cette question et s’en empare détermine les choix politiques. Le fait de trier ses déchets ou de consommer local sont des décisions aussi bien individuelles que collectives. C’est aussi pourquoi la notion de Bien Commun est au cœur des questions éthiques qui touchent au respect de la vie humaine. Nos choix de société doivent être portés par un souci de défense du Bien Commun et non lus à l’aune des intérêts particuliers et individualistes.

La subsidiarité, qu’est-ce que c’est ?

C’est l’idée selon laquelle l’organisation de la vie sociale doit pouvoir être prise en charge au plus bas niveau possible, c’est-à-dire au plus près des individus. Grâce à ce principe, l’autorité exercée est transmise aux corps intermédiaires, et donc tempérée. Le site RH info définit par exemple ainsi l’application du principe de subsidiarité en entreprise : “toute responsabilité doit être assumée par le niveau directement confronté à la problématique à résoudre, les échelons supérieurs n’intervenant que si la réponse à donner excède les capacités du niveau évoqué”. En d’autres termes, les salariés doivent pouvoir être pleinement responsables en ayant la liberté d’agir sur les sujets qui dépendent de leur rôle dans l’entreprise.

Alain Giffard

secrétaire national à l'économie et à l'industrie de la CFE-CGC

De même, dans l’organisation de la vie en société. L’application du principe de subsidiarité est au cœur du modèle fédéral allemand par exemple. C’est lui qui garantit aux länder que l’autorité centrale ne dépassera pas son champ de compétences et qu’elle leur laissera toute latitude pour agir dans certains domaines comme dans l’éducation, la police ou les affaires communales.


Selon le principe de subsidiarité, chaque personne et chaque communauté doit pouvoir agir en faveur du Bien Commun. Comme l’affirme Jean-Dominique Senard, PDG de Renault : “ Pour les concepteurs du principe de subsidiarité, il s’agissait de répondre à deux besoins essentiels : d’une part respecter la dignité humaine en donnant à chacun la possibilité d’exprimer la plénitude de ses talents ; d’autre part assurer la capacité de la cité à se gouverner efficacement en évitant de disperser l’esprit et la volonté des organes dirigeants dans des affaires qui n’étaient pas de leur niveau, au risque d’amoindrir leur capacité à prendre la hauteur nécessaire à un bon gouvernement”.

Selon le principe de subsidiarité, chaque personne et chaque communauté doit pouvoir agir en faveur du Bien Commun.

Ainsi, la famille par exemple, en tant que cellule de base de la société, doit être protégée dans son intégrité et dans sa liberté. Une société qui priverait les enfants de leurs droits à recevoir une éducation ou les parents de leurs responsabilités éducatives serait donc contraire au Bien Commun.


Pour que chacun d’entre nous puisse agir pour le Bien Commun, il faut donc que cette liberté d’agir soit garantie par la subsidiarité. En laissant aux individus, aux familles, aux entreprises, aux associations sportives et culturelles cette liberté d’agir, on peut sortir de l’impasse que représente l’opposition entre une organisation superpuissante et un individualisme sauvage, qui laisse les citoyens livrés à eux-mêmes (au détriment des plus démunis).


C’est également la raison pour laquelle les problématiques mondiales (comme la préservation de l’environnement ou le maintien de la paix) doivent trouver leurs réponses au plus près des citoyens. Le principe de subsidiarité favorise une position d’équilibre et une organisation sociale au sein de laquelle chaque individu, par le biais des corps intermédiaires, peut tendre vers le Bien Commun.

Charité et Bien Commun

Concrètement, agir pour le Bien Commun revient donc à rendre un service à la société. C’est dans un esprit de charité que toute action humaine doit être conduite. La charité ne consiste pas en une solidarité naïve. La charité est un altruisme ancré dans le Bien Commun. Il s’agit d’utiliser notre capacité à faire des choix libres et responsables en faveur de la plénitude matérielle, morale et spirituelle du groupe et des individus qui le composent.


Pour ce faire, les associations ont bien évidemment un rôle prépondérant à jouer, si tant est qu’elles tendent à cet objectif. Avec plus d’1,3 millions d’associations et 21 millions de participations bénévoles en 2021, l’action collective semble être en bonne santé en France. Pourtant, au regard de la définition du Bien Commun, il ne suffit pas d’être une organisation dépendant juridiquement de la loi de 1901 pour agir en faveur de celui-ci. À quels critères doit répondre une association pour agir en faveur du Bien Commun ? C’est simple, il suffit de reprendre les conditions évoquées.

Une association agit pour le Bien Commun si :

Elle œuvre en faveur de l’éducation, la culture, la formation et l’emploi pour tous.

Elle cherche à rendre accessible au plus grand nombre l’eau, la nourriture, le logement, la santé et les conditions matérielles nécessaires à une vie digne.

Elle respecte les principes nécessaires à la recherche du Bien Commun : la dignité et la liberté intrinsèque de la personne humaine, le principe de subsidiarité, la charité.

Elle respecte l’écologie humaine en soutenant une conception de la vie et de la mort de façon naturelle pour respecter l’écologie humaine.

Vivre & travailler ensemble pour

le Bien Commnun

Grâce à la définition du Bien Commun, nous comprenons qu’agir pour le bien collectif n’est pas l’apanage des pouvoirs publics, ni même des associations ou des ONG. Nous avons tous notre rôle à jouer dans notre vie quotidienne, à commencer par notre vie au travail et en famille.

Le Bien Commun dans l’entreprise : une responsabilité collective

Dans l’entreprise, comme pour l’organisation politique d’une société, la recherche du Bien Commun repose donc sur la responsabilité collective. Comment, dès lors, s’engager pour cet épanouissement de tous dans notre vie au travail ?

Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises s’engagent en faveur du « bien-être » de leurs salariés. La promesse d’un équilibre entre « vie privée » et « vie professionnelle » est même devenue un atout pour attirer les meilleurs salariés et améliorer ainsi les capacités de production. Le développement de certaines initiatives, comme les crèches d’entreprises qui permettent une meilleure prise en compte de la vie familiale dans le cadre du travail, vont dans le sens de cette recherche d’épanouissement intégral du groupe et de les individus qui la composent. C’est d’ailleurs l’idée derrière la notion de « Qualité de Vie au Travail ».

La QVT, c'est quoi ?

La Qualité de vie au Travail (ou QVT de son petit nom) désigne toutes les démarches en faveur de l’amélioration des conditions de travail pour les entreprises et la performance globale de celles-ci. Elle vise au bien-être individuel et collectif des membres d’une entreprise grâce à différentes actions qui vont chercher à améliorer le climat dans l’entreprise, l’organisation de la structure, la santé au travail, les possibilités d’épanouissement personnel de chacun, etc. Elle s’inscrit dans une vision participative où chaque salarié est acteur de la démarche. Depuis 2003, il existe même une semaine consacrée à la QVT qui a lieu chaque année à la mi-juin.

Cumuler les « avantages » comme on accumule les bons points sur une carte de fidélité ne suffit cependant pas à garantir le Bien Commun dans une entreprise. Les objectifs de cette dernière, tout comme son mode de fonctionnement sont tout aussi essentiels afin d’assurer une organisation éthique qui profitera au plus grand nombre. Ainsi, une entreprise qui offrirait à ses employés un nombre illimité de jours de congés ou d’autres avantages à première vue bienveillants, tout en ayant un modèle économique reposant sur le monopole ou sur une exploitation abusive d’autres travailleurs, ne répond évidemment pas au critère d’une structure tournée vers le Bien Commun. Chacun des aspects d’une structure économique et/ou sociale, quel qu’elle soit, doit répondre aux impératifs d’un bien-être intégral.


Alors le Bien Commun en entreprise, est-ce une utopie ? Plutôt un idéal vers lequel chacun d’entre nous doit tendre dans sa vie au travail !

Il suffit que chacun, bien intégré au sein d’équipes à la fois protectrices et stimulantes, reçoive les compétences et les autorisations grâce auxquelles il pourra s’acquitter des affaires de son niveau.

Jean-Dominique Senard

PDG de Renault

Si l’accès à l’emploi fait partie des conditions sociales nécessaires à l’accomplissement du Bien Commun, notre travail en lui-même, notre façon d’agir et d’interagir dans ce cadre sont eux-mêmes sujets de cette recherche tournée vers le bien de tous. Nous passons 80 % de notre temps au travail. Tout comme l’école, c’est l’un des lieux les plus importants de socialisation et, en tant que tel, un endroit privilégié pour que chacun puisse répondre à sa vocation naturelle. Chaque individu, dans sa vie au travail, peut participer au Bien Commun, notamment en appliquant des principes de bienveillance, de loyauté et bien sûr de responsabilité. Comme l’affirme Jean-Dominique Senard, PDG de Renault : “ Il suffit que chacun, bien intégré au sein d’équipes à la fois protectrices et stimulantes, reçoive les compétences et les autorisations grâce auxquelles il pourra s’acquitter des affaires de son niveau. »


En cherchant constamment cet équilibre entre le bien du groupe et notre épanouissement individuel, nous nous donnons les moyens d’œuvrer pour la société dans son ensemble.

Repenser

le Bien Commun

La notion de Bien Commun est étroitement liée à la place et au rôle de l’individu dans la société. Dans la notion de citoyenneté subsiste une part de la notion de Bien Commun. En ce sens, elle peut donc être une réponse apportée aux diverses crises politiques et sociales que traverse actuellement la société française. Remise en cause du lien social, appauvrissement d’une partie de la population, questionnements autour de notre représentation politique… Autant de défis qui nécessitent une approche innovante de la manière dont nous vivons ensemble.

Sortir le Bien Commun du seul champ social

Pour ce faire, il semble essentiel de repenser le Bien Commun. De quelle façon ? Tout d’abord, en substituant la notion d’intérêt général par celle, plus intégrale, du Bien Commun dans notre conception des politiques publiques. Il y a là une responsabilité des autorités de décision de concevoir chaque aspect de la loi et de son exécution en fonction des impératifs posés par la recherche de l’épanouissement plein et entier de chaque individu et de chaque communauté. De notre côté, nous avons le devoir de porter aux plus hautes responsabilités des personnes nous paraissant prêtes à inscrire leurs actions dans cette démarche.


Ensuite, en sortant la notion de Bien Commun du domaine social où nous avons tendance à le cantonner. Plus qu’un simple acte de charité ou une notion philosophique désincarnée, il doit devenir la boussole qui guide chaque individu dans la conduite de sa vie tant personnelle que professionnelle, tant dans la sphère intime que dans sa place au sein de la communauté. Autrement dit, évaluer nos propres actions au regard des principes essentiels du Bien Commun que sont la liberté, la charité et la responsabilité, nous permettra de contribuer au renouvellement de cette notion, et, in fine, à sa mise en œuvre au sein du groupe.

Appréhender les nouveaux défis économiques et politiques

Une autre question se pose si l’on souhaite envisager les choses différemment : comment rechercher le Bien Commun dans la vie économique ? Il existe d’ores et déjà des initiatives tentant d’apporter une réponse. Les structures se réclamant de l’économie sociale et solidaire en sont un exemple (ESS). En 2020, plus de 225 000 établissements se réclamaient de ce type d’organisation économique et le secteur générerait près de 10 % du PIB français.

Qu'est-ce que l'économie sociale et solidaire ?

Le gouvernement la définit comme « un ensemble d'entreprises organisées sous forme de coopératives, mutuelles, associations, ou fondations, dont le fonctionnement interne et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d'utilité sociale. Ces entreprises adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. Elles encadrent strictement l'utilisation des bénéfices qu'elles réalisent : le profit individuel est proscrit et les résultats sont réinvestis. Leurs ressources financières sont généralement en partie publiques ». 

Les entreprises se réclamant de ce mode d’organisation ont donc pour finalité principale de se mettre au service de la société. L’idée étant de remettre l’économie au service de l’homme, et non l’inverse.

Bien évidemment, ces nouvelles façons de concevoir l’entreprenariat doivent s’accompagner par un effort individuel de changer nos habitudes de consommation. Cela est vrai d’un point de vue de protection environnementale bien sûr ; mais également dans notre manière de percevoir et d’agir sur les grandes orientations économiques.


Par exemple, des enjeux éthiques sont apparus avec le développement des technologies numériques. Ces dernières repoussent le champ des possibles : la réalité augmentée ou encore l’intelligence artificielle, si elles représentent des progrès techniques certains, posent aussi la question du transhumanisme. Cette idéologie, qui souhaite « abolir la mort » en créant un « post-humain », défie à l’heure actuelle le Bien Commun en remettant en cause l’essence même de la condition humaine. Les problématiques éthiques posées ici sont trop importantes pour faire des grands décideurs les seuls juges des futures orientations à prendre en ce domaine. Car comme l’a défini le sociologue canadien Jacques Beauchemin, le Bien Commun n’est rien de moins important que cette « capacité collective à faire de la société un projet éthique de vivre ensemble ».

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